mercredi 22 novembre 2006

MATIÈRE À RÉFLEXION

Pourquoi dois-je mourir, pour réapprendre à vivre?

Cette phrase m'a profondément marquée lors d'un évènement difficile dans ma vie, soit ma séparation. J'ai alors compris la profondeur de ce que tout cela voulait dire. J'ai dû puiser au plus profond de moi même pour essayer de découvrir mes croyances, mes valeurs et mes qualités. J'ai sû que j'avais gagné la partie, lorsqu'un soir de février, en marchant seule avec moi même, j'ai regardé au ciel et que j'ai dit tout haut: "c'que la lune est belle ce soir". Voilà, je recommençait à vivre.
Lorsque maintenant il m'arrive d'avoir à faire face à des épreuves ou des moments difficiles, je sais que je vais devoir aller loin pour trouver la réponse, mais je sais que, lorsque je l'aurai trouvée, je n'en serai que plus heureuse.

samedi 18 novembre 2006

LES DIFFÉRENTES SPHÈRES DE MA VIE (SUITE)

Mon rôle de femme:

Comment je me sens dans mon rôle de femme? Mieux qu'avant. Mon image de femme a pris une débarque lorsqu'à 30 ans, je me suis aperçue que j'étais "cocue". Lorsque ton conjoint des 12 dernières années, celui en qui tu avais misé toute ta confiance, celui que tu avais choisis comme père pour tes enfants, celui avec qui tu avais acheté ta première maison, celui avec qui tu voyait ton avenir, celui en qui tu comptais par dessus-tout te largue là, tout bonnement comme ça, parce qu'il a eu un coup de foudre pour quelqu'un d'autre, ouffff ton rôle de femme tombe à moins zéro. Je me suis relevée les manches et à ce moment-là je me suis investie dans mon rôle de maman. La femme en moi n'avait plus confiance en son image, la femme en moi était profondément blessée mais avait tellement besoin d'être aimée. J'ai beaucoup lu pour passer à travers ce deuil, par le fait même, j'ai également fait le deuil de mon père (décédé en 86). Je me suis relevée tellement grandie de cette épreuve et avec une immense fierté pour moi-même. Pendant les premiers mois difficiles, j'ai suivi un cours au Cégep pour me permettre des possibilités dans un autre département au travail. J'en ai arraché, avec ma peine, les jeunes enfants à la maison, l'entretien intérieur et extérieur de la maison et tout ce que ça implique, mais quel bonheur pour moi lorsque j'ai reçu mon certificat. J'ai compris alors que je valais quelque chose et que je n'étais pas qu'une bonne à rien.
Trois ans après ma séparation, j'ai commencé à fréquenter chéri. Un homme avec une belle âme et un grand coeur. J'avais honte de mon image (30 lbs en trop) et je n'avais aucune confiance en moi, mais chéri a sû me démontrer que j'étais "quelqu'un de bien". La femme en moi a commencer à refaire surface. J'ai suivi un cours de couture et me suit fait de beaux vêtements, moi qui ne savait que coudre des bas et des boutons. J'ai éliminé mes 30 lbs en trop et enfin retrouvé mon poids santé. Maintenant, ça me prend quelque chose pour me sentir valorisée, ça me prend un projet avec un but que je dois atteindre, car j'adore ce sentiment de fièrté que j'ai pour moi lorsqu'enfin cet objectif est atteint.
Qui dit femme dit aussi épouse (dans mon cas). En tant qu'épouse, ça se corse. Je suis devenue quelqu'un d'assez intransigeante. Je me suis dit que j'avais assez mangé de la m**** et que maintenant, je m'éloignerais du négatif et de tout ce qui s'y rapproche. Depuis une couple d'année, j'ai assez de difficulté à accepter certains "comportements" du fils à chéri. Cela nous amène de plus en plus de discussions (pas des chicanes), mais ces discussions font que ça pèse sur le couple. Je trouve cela dommage car c'est vraiment notre seul point négatif. Je trouve aussi que ça vaut la peine d'essayer de trouver un juste milieu, car un moment donné, les enfants partiront de la maison pour faire leur propre vie et on va se retrouver tous les deux et les deux ensembles, ont est tellement bien, mais mon dieu que c'est difficile ces temps-ci. Alors c'est pourquoi, depuis quelques mois, je ne me sens plus très bien dans mon rôle de femme, car je sais que chéri est malheureux de cette situation, mais c'est plus fort que moi, se sont mes valeurs et ses valeurs-là sont primordiales à mes yeux.
Parfois, j'aurais le goût de ranger mon rôle de femme dans le fond du garde-robe, ne gardant que celui de mère, celui où je me sens si bien. Mais que voulez-vous, je l'aime encore mon chéri et il vaut vraiment la peine de travailler fort et si jamais tout cela s'écroule, j'aurais le sentiment d'avoir essayer tout ce qui était possible de faire pour sauver cette union.

vendredi 17 novembre 2006

LES DIFFÉRENTES SPHÈRES DE MA VIE

Mon rôle de mère:
Je considère que j'ai quatres rôles importants dans ma vie. Tout d'abord, celui où je me sens le mieux et de très loin mon préféré, mon rôle de mère. Du plus loin que je me souviennes, j'ai toujours voulu des enfants. Lorsque ado-fille est née, le 13 mars 1992, j'ai sû que plus jamais ma vie ne serait la même. Dix-huit mois plus tard, soit le 14 septembre 1993, ado-gars venait combler à nouveau mon coeur de mère. Dès leur naissance et malgré mon inexpérience en tant que maman, immédiatement je me suis sentie à ma place. Ce rôle-là était tout à fait dans mes cordes. Tout me venait naturellement, me permettant l'erreur et me félicitant de mes bons coups. Dès leur tout jeune âge, je leurs expliquais pourquoi je faisais tel chose, pourquoi je leur interdisais tel chose, leur inculquant les bonnes valeurs qui étaient importantes à mes yeux. Lorsque je me suis séparée, mes deux amours avaient alors respectivement 5 ans et 6 ½ ans. J'ai avisé la famille que ce qui avait toujours été "non" jusqu'à maintenant, resterait encore "non", même si, selon eux, ils faisaient tellement pitiés d'avoir des parents séparés. Nos liens se sont encore plus resserrés, en se cotoyant une semaine sur deux (garde partagée oblige). J'ai toujours été là pour les soutenir dans leurs peines et leurs expliquer qu'il était important d'aller voir papa, leurs flattant la bedaine pour faire disparaître leurs mots de ventre d'anxiété (ils me le demandant d'ailleurs encore lorsqu'ils ont mal au ventre. Ils croient encore que j'ai un don). Lorsqu'ils étaient apaisés, on partait pour aller chez papa et moi j'en avais pour toute la soirée à verser toutes les larmes de mon corps. Aussi, que de beaus souvenirs avec nos diners-conneries, nos week-end camping, nos pique-niques, les activités (malgré le peu de sous), nos causeries, nos conneries. On en fait encore, et on s'amuse autant.
Maintenant ils sont devenus de beaux adolescents. J'ai de beaux commentaires à leur sujet et je peux vous dire que mon coeur de mère se gonfle de fierté. Bien sur, les deux me trouvent sévère, car j'ai des règles qui doivent être respectées: pas de garçons et de filles à la maison sans un adulte, des heures de coucher, des heures de rentrer, pas de chums ou blondes qui coucheront dans la même chambre qu'eux (c'est pour plus tard ça). Je leur ai expliqué le pourquoi de ces règles et ils sont parfaitement au courant qu'ils doivent les respecter aussi longtemps qu'ils demeureront sous mon toi. Ils connaissent mes valeurs jusqu'à maintenant, ils les respectent (non sans commenter et argumenter). Ils m'ont déjà testé et en ont payé le prix. Je crois bien que ça leur a donné une bonne leçon.
L'autre jour, ado-fille m'a dit qu'elle se trouvait chanceuse car avec moi elle pouvait parler de tout et qu'en plus "je la devinais" sans qu'elle ne dise rien.
Ado-gars lui m'a dit que son ami D. était gentil et avait de bons parents et que ses parents étaient sévères comme moi. Je l'ai pris pour un beau compliment.
J'en aurais encore long à vous dire de mon métier de maman. J'en aurais encore beaucoup à dire, aussi, au sujet de mes deux ados. Mais ça viendra au fur et à mesure. Ce que je veux vous mentionner, avant de vous quitter, ce n'est que dans ce rôle là où je me sens pleinement épanouie, ou je me sens valorisée et où je me donne à 200%, car je sais qu'eux ils m'aimeront aussi pour la vie.
Ado-fille, ado-gars, je vous aime gros gros comme le ciel, la terre et les étoiles. Je vous aime à l'infini.

mercredi 15 novembre 2006

J'AI JAMAIS DEMANDÉ...

Non, j'ai jamais demandé à être chef de département, mais ça m'est tombé dessus sans que je le veuille. La responsable est malade depuis maintenant 1 mois (pneumonie) et, par la force des choses (l'autre tech. est nouvelle, elle remplace un congé de maternité), le titre de chef de département, avec tous ce qui vient avec (lire ici les inconvénients) m'est tombé sur la tête. Donc depuis un mois, je me tape la modification des horaires, les demandes de réparation. Par le fait même, je me tape directement le caractère de cochon de notre chère Docteure.
Il y a deux semaines, la tech. qui remplace le congé de maternité m'apprend qu'elle est enceinte et ne pourra donc faire le remplacement au complet. La grossesse n'était pas planifiée pour tout de suite, mais une grossesse est un bel évènement, donc je la félicite et lui dit que, si bébé est resté accroché malgré la pilule du lendemain, c'est que ce petit bout veut vraiment vivre.
Hier, appel de ma collègue nous annonçant que son congé maladie est prolongé. Retour au travail le 4 décembre. Merde. Je dois l'annoncé à Docteure, je ne suis pas mieux que morte demain. Au pire, je me balance dans l'escalier espérante avoir une fracture de la jambe et être en convalescence au moins deux mois. Docteure appelle en après-midi et je me dit qu'au moins au téléphone, je peux toujours feindre une panne du système téléphonique et avoir le plaisir de lui raccrocher au nez si elle se monte trop. Aucune mauvaise réaction de sa part, bizarre. J'aurais dû m'inquiéter au lieu de crier victoire. Ce matin je buche en malade avec les horaires, tout en répondant au téléphone, aux patients et en gardant le sourire malgré l'envie de mordre tout ceux qui s'approchent de moi.
Docteure est tout sourire (ça s'peut pas). Maintenant je sais pourquoi. Tantôt, la chère Docteure m'a appris qu'elle donne sa démission fin janvier et va s'établir ailleurs. Honnnn. Comme j'aime bien trouver du positif dans le négatif, je me dit que nous n'aurons plus à endurer son caractère assez chiant merci, mais, on va peut-être se retrouver avec pire (quoique est-ce possible?). Ma collègue qui remplacement le congé de maternité et qui est elle-même enceinte vient d'exactement où la Docteure s'en va travailler (vous me suivez?). Donc, comme elle a gardé contact avec ses anciens collègues, nous allons avoir un suivi de l'arrivée du Docteure. On se dit qu'enfin, ça va être le retour de la balance et qu'elle va maintenant manger ses bas. Yesssss.
Finalement, on s'entends-tu pour dire que je m'en serais bien passé du petit $20.00 de plus par paie pour le mosus de titre de chef de département et tout le trouble que ça me donne? Quoique je ne cracherai pas dessus non plus. J'ai quelques petites idées déjà pour me récompenser.

mardi 14 novembre 2006

Je me décide enfin

Voilà, c'est fait. Je me suis enfin décidée à créer mon blog. Ce blog sera pour moi mon journal intime. J'ai envie d'y écrire mes joies, mes peines, mes frustrations. J'ai envie de vous parler de ma vie avec mes ados. Pour commencer, je vais vous faire un petit résumé de mon moi.
Je suis une femme de 38 ans (avec malheureusement de plus en plus de cheveux blancs). Je travaille dans le domaine hospitalier depuis 21½ ans et ce, toujours au même endroit. Comme j'ai commencé à 17 ans, je vais pouvoir prendre ma retraitre pas mal plus tôt que mon mari, à son grand détriment. Parlant mari, nous nous connaissons depuis 7 ans. Il est technicien en informatique pour le même regroupement où je travaille. Nous nous sommes d'ailleurs connus au travail. Nous nous fréquentons depuis 5 ans et nous sommes mariés depuis 2½ ans.
Je vis dans ce que j'appelle "la nouvelle mode de l'an 2000", la fameuse "famille reconstituée". Je suis la génération qui expérimente cette nouvelle vie familiale, sans vraiment de modèle, sans vraiment d'exemple, sans vraiment de regroupement. J' apprend au fur et à mesure, j'avance à pas de souris, en essayant de trouver les réponses à mes questionnements dans cette vie qui est maintenant la mienne.
Je me souviens qu'à mes 21 ans, je partais en appartement avec le papa de mes futurs enfants. Nous avons presque tout débuté ensemble, soit: vivre en appartement, se fiancer, se marier, avoir des enfants, l'achat d'une maison, un voyage en famille. On bâti quelque chose et on l'entretien. Jusqu'à ce qui arrivr ce qui m'arriva et qui fait que j'ai divorcée.
Dans une deuxième relation, on débute avec heureusement l'expérience d'une vie de couple mais aussi avec tout le bagage de l'autre, le ou les enfants de l'autre, les valeurs familiales de l'autre (qui ne sont pas nécessairement les nôtres) et aussi, ne les oublions pas, les ex. Ca fait tout un bagage à apporter chez l'autre ça.
Donc, dans ce blog, je vais venir vous jaser de tout ça. Mes hauts et mes bas de la vie de tous les jours. Ca va me faire un bien fou.
Faites-moi plaisir et laissez-moi vos commentaires. Ca me fera chaud au coeur de lire vos petits mots.